Ma petite histoire comme consultant

J’aime bien les histoires d’entrepreneurs en démarrage qui nous dévoilent leurs débuts difficiles jusqu’au succès. Personnellement, mes clients savent que je ne travaille pas à temps plein comme consultant et que je suis au point de terminer un baccalauréat en psychologie à l’Université Laval, profil administration, pour lequel il me reste trois cours à terminer. Cela signifie que j’ai des acquis en ce qui concerne ce que les clients pensent et comment organiser un environnement de travail motivant.

À l’heure d’écrire ces lignes, mon entreprise est à son stade de développement le plus bas puisque je ne m’y consacre pas entièrement. Mais les choses devraient bientôt changer! Je me prépare à combiner mon expertise avec une designer.

Lorsque je parle de « mon entreprise », je compte les revenus générés par mes deux sites. Pour ceux qui ne sont pas au courant, je suis designer industriel de formation à Designer-entreprise. J’ai été consultant en design industriel avant de me rendre compte que mes clients, qui souhaitaient fabriquer des objets de consommation, étaient souvent pris au dépourvu au moment de les vendre. C’est alors qu’en 2009, j’ai entamé un certificat en sciences de la consommation de l’Université Laval que j’ai terminé mai 2010. Ma formation précédente de trois ans en techniques de design industriel du CÉGEP de Sainte-Foy m’avait déjà formé à l’analyse des tendances, mais je manquais de compétences en service à la clientèle et en marketing à l’époque. Entre temps, j’ai aussi réalisé un stage en graphisme chez Axel-Client.com. J’ai aussi bossé sur un grand nombre d’oeuvres d’art qu’on peut observer via mon portfolio artistique.

Mon tout premier client était un lunetier qui souhaitaient obtenir un design à bas prix. Il a contacté mon école et j’ai tout simplement soumis ma candidature. Les autres clients de design industriel ont été acquis à la dure, à force de faire connaître mon blogue sur différents réseaux spécialisés.

Comme je suis autodidacte, je me suis ensuite plongé dans une très longue et interminable recherche au sujet du domaine très précis du comportement du consommateur (ou si vous préférez, j’ai essayé de tout lire ce que je pouvais sur le thème de la psychologie du consommateur qu’on nomme aussi psychologie sociale de la société de consommation ou encore psychologie de la vente).

Puis, j’ai découvert que je n’étais pas encore arrivé au bout de ma recherche. Il me manquait entre autres des données précises sur la psychologie cognitive, le béhaviorisme, la différence entre le cerveau des femmes et celui des hommes, etc. Même si mes recherches me permettaient de conclure une série de choses sur les comportements des consommateurs, je n’étais toujours pas apte de préciser ma pensée avec des recherches scientifiques. Mon travail était incomplet.

Pourtant, de 2009 à 2011, j’ai été sollicité par les médias et des étudiants fascinés par l’analyse des tendances et le comportement du consommateur. J’ai répondu à plusieurs entrevues et j’ai même été cité dans une thèse de maîtrise. (Si vous êtes curieux, les références des entrevues sont archivées ici.)

Plus ma recherche se précisait et plus j’étais apte à répondre aux besoins de ma clientèle. C’est ainsi que j’ai acquis un certain public sur ma page Facebook sur le design industriel et sur mon blogue initial qui parle de design en général. J’ai aussi mis en ligne un portfolio sur Youtube et des présentations SlideShare. Je me suis cherché beaucoup avant de consulter Michelle Blanc et de jaser de ma stratégie Web à long terme. J’ai aussi reçu les conseils de gens comme Luc Gendron de chez A.R.Y.A.N.E. et j’ai participé à des stages en entrepreneurship à Startup Weekend (Québec). Ces allées et venues dans le monde de l’entrepreneurship m’ont fait comprendre ma place dans le monde. J’ai écris des plans d’affaires jusqu’à me rendre compte que ça ne servait pas beaucoup quand on n’avait déjà des clients pour financer la suite de nos activités!

Mais l’histoire de CoachingDeVente ne débute qu’il y a un an environ. À cette époque, je m’intéressais au potentiel publicitaire des vidéos sur Facebook. Dans l’année qui a suivi, j’ai publié quelques vidéos d’assez mauvaise qualité, mais assez visibles pour m’attirer mes premiers clients. Elles ne m’avaient rien coûté à produire, c’était un test… Ces vidéos sont aujourd’hui effacées du Web, mais vous pouvez toujours voir mes premières vidéos de formation sur ma chaîne Youtube.

Je m’étais fait l’idée que les entrepreneurs du quartier Saint-Roch où j’habite toujours avaient besoin de soutien pour la vente suite à une rencontre d’affaires où je leur avais tout simplement proposé mes services alors que mon entreprise n’était pas encore lancée officiellement. Je me promenais avec mes cartes d’affaires et je disais: « Je suis capable de vous aider à comprendre la mentalité de vos clients. » Je voyais l’intérêt dans les yeux des entrepreneurs et j’ai tout simplement décidé qu’il me fallait créer une entité séparée de Designer-entreprise pour répondre à ce besoin spécifique.

Sans trop préciser ma stratégie, disons qu’au départ, j’avais saisi la tendance au « coaching d’affaires » et je m’étais préparé quelques lignes de vente pour valider cela dans mon secteur.

Mon tout premier client de CoachingDeVente, je l’ai rencontré via le réseautage d’affaires J’entreprends Québec. Il avait entendu parler de mon expertise en vente et avait besoin de conseils pour l’image de marque de sa compagnie. Pour faire une histoire courte, ce client vendait quelque chose de vraiment précis: la géophysique. Il est expert en analyse des sols. Ces clients lui venaient principalement de son kiosque d’information lors d’événements spéciaux. Ensemble, nous avons parlé plus largement du rôle de l’équipe de vente au sein de son entreprise. Je n’entrerai pas trop dans les détails, mais ce client m’a dit être tout à fait satisfait de mes services. Je savais alors que je tenais quelque chose de solide: une expertise en vente qui répondait réellement au besoin de gens de mon territoire.

Mon tout premier client à CoachingDeVente:

Géophysique TMC

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Ce client me donna la crédibilité (et le budget) pour entamer une série de rencontres d’affaires. C’est via les médias sociaux (en particulier mon compte personnel Facebook et Twitter) que j’ai acquis une certaine réputation sans dépenser d’argent. Au départ, c’était assez difficile de se faire connaître du milieu des affaires et je perdais beaucoup de temps à publier des messages. Mais au fil du temps, j’ai découvert des plate-formes sur Facebook et ailleurs qui me permettaient de me faire connaître sur le Web sans dépenser de budget publicitaire.

Par hasard, à force de ces messages, un professionnel de la vidéo m’a contacté pour faire du troc. C’est ainsi que nous avons filmé ces deux capsules qui sont beaucoup plus professionnelles que les premières que j’avais mis en ligne. Je sais bien que la qualité n’est pas celle d’un film de Spielberg, mais à mes yeux, ça a la qualité d’être efficace.

Ces quelques vidéos plus professionnelles que j’ai publiées sur les réseaux sociaux m’ont permis de rejoindre d’autres clients et de faire des rencontres d’affaires importantes pour la suite de mon entreprise.

Pour faire un court bilan, disons que j’ai dépensé quelques 200$ pour acquérir un nouveau blogue et payer des soupers d’affaires. J’ai ensuite dépensé beaucoup de temps sur les réseaux sociaux avant de me donner une limite de 30 minutes par jour. J’ai aussi beaucoup écrit de billets de blogue avant de statuer qu’il était plus rentable pour moi d’écrire des ebooks. Cette perte de temps équivaut à environ 200 heures. C’est 200 heures que je ne retrouverai plus jamais, mais qui ne m’ont rien coûté. C’est un peu comme si j’avais investi un trente minutes de télévision par jour et que je l’avais troqué pour du temps mis sur le Web.

Trente minutes chaque jour, pendant un an, ça a un impact réel. Ça se mesure.
L’autre jour, on m’a dit: « Je te connais de réputation à cause de Facebook. » Ça, ça a de la valeur.
Je n’ai pas dépensé 2000$ pour des affiches disposées dans les écoles d’administration du Québec et pourtant, des start-ups québécois me connaissent de réputation.

Il va sans dire que les clients qui me contactent me paient un bon prix pour la qualité de mes formations (mon tarif actuel est de 100$/h). Mes clients se partagent mon nom. Je le sais parce qu’ils me le disent. (Il paraît même que je suis une sorte de référence dans le monde de la mode à Québec…)

Ma petite histoire a donc démarré avec beaucoup d’études, un premier blogue qui a donné naissance à un second et beaucoup de temps passé sur les réseaux sociaux!

Je travaille actuellement à agrandir CoachingDeVente de sorte à m’associer avec d’autres experts et créer une sorte d’agence ou de studio de consultation, ce que les anglophones nomment souvent un consulting group.

Alors voilà, c’était ma petite histoire. Je travaille très peu d’heures par semaine. Et pourtant, j’ai généré des milliers de dollars en valeur en étant payé essentiellement pour parler à des entrepreneurs et former des vendeurs.

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