Être ou ne pas être une « pute à like » sur Facebook

Je ne suis pas un fan de Facebook, mes clients le savent bien. Je n’aime pas cet outil de communication même s’il m’apporte des ventes. Pourquoi?

Pourquoi je n’aime pas vraiment l’outil publicitaire de Facebook

D’abord, c’est Michelle Blanc, consultante en marketing électronique, qui le dit dans son billet « Comment payer Facebook pour être de moins en moins visible » en citant une étude :

Organic reach of the content brands publish in Facebook is destined to hit zero. It’s only a matter of time.

TRADUCTION LIBRE: Le contenu organique publié par les marques sur Facebook est destiné à frapper le point zéro. C’est seulement une question de temps.

SOURCE: Facebook zero (Agence Ogilvie)

Cette étude est appuyée par une autre qui traite de la portée des publicités. C’est l’américaine GM (General Motors) qui a conclut que la publicité Facebook ne payait pas en terme de ROI en 2012 avant de lancer une autre campagne récemment:

« GM Says Facebook Ads Don’t Pay Off » :

General Motors Co. plans to stop advertising with Facebook Inc. after deciding that paid ads on the site have little impact on consumers’ car purchases, according to a GM official.

TRADUCTION LIBRE: General Motors Co. planifie d’arrêter sa publicité avec Facebook Inc. après avoir décidé que les publicités payantes sur le site ont trop peu d’impact sur les achats de voitures par les consommateurs, selon un représentant GM officiel.

Quoique les conclusions de la constructrice d’automobiles soient à valider selon chacune des industries, elles me semblent indiquer tout le moins un fait: Facebook n’est pas l’ultime outil publicitaire à votre disposition.

Si je me fie à mon sondage personnel effectué auprès d’une trentaine d’entrepreneurs, c’est via Google que les entrepreneurs font le plus leurs choix d’acheter ou non ce qu’offre une marque. Autrement dit, Google reste la porte d’entrée du Web. Donc, c’est encore une fois le blogue qu’il faut privilégier. On se reparlera du blogue dans un autre billet, mais pour l’instant, restons sur le sujet de FB.

Pourquoi j’aime et n’aime pas les trolls en même temps

Par contre, je dois dire que j’aime plutôt l’humour des trolls qui constituent les internautes les plus virulents sur Facebook. Ils m’amusent. Cependant, je n’aime pas leur manière de s’attaquer en groupe à une marque. C’est pour cette raison que, personnellement, je ne fais de billets polarisateurs comme mon dernier billet que très peu de fois par année.

Il est possible de travailler avec la physique du troll (harness the power of the troll) afin de le tourner en notre faveur. C’est une stratégie qui m’amuse particulièrement et que j’ai testée.

Il faut aussi dire que la culture Web des trolls est souvent assez profonde au sens de noire et nihiliste. Je l’ai particulièrement remarqué lors de la manifestation des étudiants en 2012 et ensuite lorsque l’UQAM a été vandalisé.

Le public des trolls aime le nihilisme. C’est désolant, mais c’est ainsi.

Pourquoi je ne conseille pas la messagerie Facebook aux vendeurs débutants

La messagerie Facebook avait il y a quelques temps une option « autres » qui faisait en sorte que de nombreux leads (clients potentiels) finissaient par tomber dans cette zone d’ombre peu fréquentée par les gens sur Facebook. De fait, j’ai perdu un client je crois bien à cause de cette maudite fonction qui est maintenant transformée. Maintenant, on vous avertit de l’approche d’un messager inconnu qui veut vous contacter via Facebook.

Le désagrément no1 de cette messagerie, c’est qu’on en sort jamais. Un client peut vous contacter à 10 PM et vous demander du service à la clientèle alors que vous n’êtes pas en état de l’aider convenablement.

De plus, l’outil de clavardage de Facebook comporte de nombreux problèmes pour l’archivage des courriels et leurs suivis. Bref, je le déconseille aux débutants qui doivent gérer à la fois leur croissance rapide et engager des conversations sur les réseaux sociaux. C’est trop stressant, pour être bien franc.

Pourquoi j’aime les groupes

Contrairement aux pages Facebook qui sont destinées à vous avaler votre cash, le groupe permet l’échange intime et de proximité avec un groupe de gens trié au volet. Vous pouvez monter votre propre petite gang de clients fidèles comme je l’ai fait gratuitement:

Pourquoi j’aime et n’aime pas les pages Facebook

Même si un individu peu profiter beaucoup d’une page Facebook pour faire connaître son visage (qui sera très bien mémorisé) et construire sa marque personnelle (personal brand), je ne suis pas un grand fan des pages Facebook. La page de CoachingDeVente est là « parce que… » comme disent les enfants et pas en raison d’une analyse approfondie de ma part. Je ne vous mentirai pas en vous disant que je pense que le seul avantage d’avoir une page Facebook, c’est de pouvoir booster des billets de blogue. Faire mousser un billet de blogue et ainsi générer du trafic pertinent vers soi et vers sa lettre d’envoi, ça je dis « oui ».

Pourquoi je recommande qu’on dise des niaiseries

C’est l’immense popularité de Murphy Cooper et de quelques Youtubers du Québec qui m’ont fait conclure que le public de Facebook est immature au bon sens du terme, au sens de « j’aime la pensée magique, l’absurdité et la fantaisie ». D’ailleurs, faire des blagues, ça donne confiance. Faîtes donc des blagues.

Pourquoi je vous invite fortement à faire de courtes vidéos accrocheuses

Se filmer ne coûte pratiquement rien de nos jours. Personnellement, j’ai un bon contact vidéaste qui me filme en échange de conseils sur la vente! Mais vous pouvez vous organiser avec une caméra GoPro et un micro d’ordinateur et créer le buzz facilement sur Facebook et Youtube en diffusant de courtes vidéos accrocheuses. Mais faîtes attention au son! Les gens détestent les vidéos avec un son de merde.

Les vidéos sur Facebook, c’est un conseil de l’excellent Thomas Daneau, consultant en médias sociaux:

« Marques, pourquoi n’utilisez-vous pas de vidéos sur les médias sociaux? » :

Je peux créer une vidéo en moins d’une minute, puis la publier sur YouTube en moins de temps que je n’en prends pour écrire cette phrase.

Un cas épatant a été réalisé sur Facebook lorsque le jeune Manu Lemire a mis en ligne une de ces vidéos qui a atteint plus de 1 million de visionnements. Budget de l’opération: zéro dollars.

En guise de conclusion

Facebook est un outil parmi tant d’autres pour vous faire connaître sur le Web, mais l’oubliez pas le monde réel. Un vendeur d’assurance disait en conférence il y a quelques années que ses ventes en lignes ne correspondaient qu’à 10% de son chiffre d’affaires. Peu de gens font du gros cash avec Facebook. Il faut avoir un produit qui fait le buzz ou une personnalité accrocheuse pour perdurer. Et entre nous, des likes, ça s’achète! Je pourrais vous démontrer comment, mais ce serait vous faire perdre votre argent.

Vous n’êtes pas d’accord avec mon point de vue? Laissez-moi vos commentaires ou contactez-moi directement pour en parler!

MAJ

J’ai créé une page publique nommée « Laurent Marcoux ». Je vous invite à la visiter. J’ai décidé de faire ainsi pour le lancement de mon bouquin et pour éviter qu’on me vole mon nom d’auteur.

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