Ce mythe tenace fait mal aux entrepreneurs québécois…

Le mythe s’est répendu à la vitesse de la lumière depuis les cinq dernières année depuis qu’on sait que le Québec manque de PME. On recrute beaucoup de jeunes entrepreneurs dans les université québécoises…

Le mythe en question, c’est cette idée que l’entrepreneurship sort l’individu de son sentiment d’aliénation en le rendant riche. Hors, bien que les ultracapitalistes de notre monde aiment nous faire croire qu’être riche rend heureux, une étude démontrent que le seuil hors des périodes de récession économique du montant annuel nécessaire au bonheur d’un ménage est à 75 000$ américains (Kahneman, D. et Deaton, A., 2010):

En se plongeant dans les statistiques de l’organisme de sondage Gallup, portant sur 450 000 Américains, ces deux chercheurs ont découvert le revenu à partir duquel l’argent ne faisait plus trop le bonheur : 75 000 dollars par an et par ménage.

De plus, les statistiques récentes sur l’entrepreneurship québécois nous montrent que les petites entreprises ont de la difficulté à durer plus de cinq ans.

Il n’est donc pas rare que je croise des entrepreneurs travaillant plus de 60 heures par semaine, épuisés et déçus.

Faisons face à la réalité: entreprendre un projet est une activité difficile et il est souvent nécessaire de passer par une phase de travail à temps partiel combiné à l’entreprise pour survivre…

SOURCES

L’argent fait le bonheur à partir de 75 000 dollars (Timelydecision, 2015)

High income improves evaluation of life but not emotional well-being (Kahneman, D. et Deaton, A., 2010) :

Recent research has begun to distinguish two aspects of subjective well-being. Emotional well-being refers to the emotional quality of an individual’s everyday experience—the frequency and intensity of experiences of joy, stress, sadness, anger, and affection that make one’s life pleasant or unpleasant. Life evaluation refers to the thoughts that people have about their life when they think about it. We raise the question of whether money buys happiness, separately for these two aspects of well-being. We report an analysis of more than 450,000 responses to the Gallup-Healthways Well-Being Index, a daily survey of 1,000 US residents conducted by the Gallup Organization. We find that emotional well-being (measured by questions about emotional experiences yesterday) and life evaluation (measured by Cantril’s Self-Anchoring Scale) have different correlates. Income and education are more closely related to life evaluation, but health, care giving, loneliness, and smoking are relatively stronger predictors of daily emotions. When plotted against log income, life evaluation rises steadily. Emotional well-being also rises with log income, but there is no further progress beyond an annual income of ~$75,000. Low income exacerbates the emotional pain associated with such misfortunes as divorce, ill health, and being alone. We conclude that high income buys life satisfaction but not happiness, and that low income is associated both with low life evaluation and low emotional well-being.

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