Comme dirait mon père: « Everybody is a damn comedian »

Mon père a de drôles d’expressions parfois. L’une de mes préférées, c’est : « Everybody is a damn comedian! (« Tout le monde est un foutu humoriste! ») Une autre de ces drôles d’expressions, c’est : « Tu la voulais la job, bin tu l’as!

Je trouve que ces deux répliques résument à elles seules ma pensée par rapport au controversé numéro de Mike Ward et Guy Nantel qui a été censuré au gala des Oliviers 2016 et à la manière dont on en discute sur les médias sociaux.

Tu voulais être humoriste? Bin, voilà, tu l’es. Maintenant assume-toi!

Être humoriste, ça vient avec un chèque de paie et le besoin de respecter les limites de la liberté d’expression telles que définies par nos lois.

Ceci dit, je suis un anarchiste culturel et je déteste les moules qui enferment les artistes dans des schémas culturels prévisibles. Je déteste l’humour beige.

Je pense que comme vendeur, l’un des meilleurs outils qu’on a pour se rendre sympathique, c’est l’humour. J’ai besoin d’humoristes pour m’apprendre à faire rire le monde. J’ai besoin de ça, moi, comme entrepreneur. Vous allez me dire: what the fuck? Et je vous répondrai: les entrepreneurs comme moi ont besoin qu’on stimule leur cerveau avec des jokes.

D’ailleurs, parlant de stimuler l’intelligence, avez-vous lu la réplique de Guillaume Wagner sur Facebook? Je cite un extrait:

Un humoriste n’a pas justement le devoir d’allumer les cerveaux? Donner un point de vue différent sur le monde. Ouvrir les horizons.

Tout le monde à son mot à dire sur cette histoire de censure. Tout le monde veut se trouver drôle. Wagner prend un angle qui me plait.

Malheureusement, être humoriste, c’est un métier, avec des compétences. Laissons les humoristes professionnels se donner leurs propres cadres, leur propre ordre professionnel si vous voulez. Un tel ordre permettrait d’établir les normes et les limites du droit d’expression de l’humoriste.

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