Ces gens qui ne paient pas et comment y faire face

Comme entrepreneur, j’ai eu à faire face à des clients et des gens d’affaires malhonnêtes. Je ne pense pas être différent de la majorité des entrepreneurs. C’est un fait, le monde des affaires est aussi un lieu de rencontre pour toutes sortes de gens croches. Voici quelques anecdotes sur ce thème…

Être bénévole pour débuter en affaires

« Pour aller chercher des clients, tu vas devoir être bénévole au départ, me disait un client. » Ce type, un pur profiteur, refusait de me payer selon les normes de notre entente signée. Il me forçait à réécrire les ententes de notre contrat au fur et à mesure de ses caprices. J’ai fini par lui dire de partir avec mon travail fait et ne plus me recontacter. Conclusion: tout travail mérite une rémunération juste.

Les heures supplémentaires non rémunérées

Un type me demandait de faire des heures supplémentaires non rémunérées alors que j’étais déjà sous-payé. J’étais jeune et j’avais accepté. À la longue, je me suis senti exploité et j’ai tout simplement arrêté de travailler sans être payé. Du jour au lendemain, je me suis assumé et j’y ai acquis la bonne habitude de calculer mon taux horaire en proposant des forfaits plutôt qu’un salaire à l’heure.

Les mauvais payeurs

Alors que je bossais dur pour un type, j’appris à la fin du contrat qu’il ne me paierait que la moitié de mon travail. J’étais choqué. J’aurais dû lui faire signer un contrat et spécifier que s’il ne payait pas dans les temps, il devrait faire face à des intérêts et une mise en demeure. Ça a été la goûte qui a fait déborder le vase. Depuis ce moment, je suis très stricte sur les délais de paiement.

Les erreurs de débutant

Au début de mon activité, j’ai soumissionné pour divers projets pour lesquels je m’engageais à faire plus que ce que j’étais apte à faire. Je recourais donc au service de sous-traitants. Un moment, après avoir envoyé une soumission et débuté le travail, le client avec qui je faisais affaires a réclamé que je ne devais pas être payé parce que j’étais un partenaire d’affaires. Je me suis dit: « Tu me niaises? » Le client avait accepté la soumission et j’étais en plein conflit avec mon sous-traitant qui, une chance, compris la situation…

Comme débutant, j’ai aussi perdu du temps en travaillant trop sur un contrat pour bien paraître. Il s’est avéré qu’un client ne trouvait pas que j’avais fait du bon travail sur une partie du contrat et j’ai accepté de ne pas lui faire payer cette partie du boulot. Avoir su, j’aurais décliné l’offre dès le départ pour ne pas générer un travail bâclé.

Enfin, j’ai déjà porté atteinte moi-même à ma réputation en agissant comme un amateur en début de carrière. Par exemple, je proposais à un client de lui faire une partie du travail sur une portion de la tâche pour laquelle j’avais très peu d’expérience. Ou alors, je critiquais férocement un concurrent pour créer la polémique. Morale de l’histoire: il vaut mieux ne travailler que sur ce dont on a des compétences et protéger sa réputation au maximum.

Comment s’en sortir?

L’idée est simple: il faut prévoir le pire (le pire venant du client et le pire venant de soi-même) si on veut éviter de s’embourber. Pour s’en sortir, il y a quelques gestes simple, mais parfois coûteux, à poser:

  • Engager un avocat spécialisé en affaires;
  • Mieux calculer son taux horaire;
  • Demander des garanties de paiement;
  • Scruter le passé de ses clients et sélectionner ses clients;
  • Offrir compensation en cas de plainte,
  • Savoir les limites des moyens légaux et leurs coûts;
  • Ne jamais travailler pour de la visibilité ou de l’expérience sans une forme de salaire en retour;
  • Être assez humble pour régler des dossiers litigieux sans s’emporter;
  • Reconnaître quand on sort trop de son cercle de compétences;
  • Refuser d’agir de manière non courtoise envers les clients, les concurrents et les médias.
Publicités