Affronter la peur du rejet pour s’épanouir à tous les niveaux de sa vie

Il m’arrive de comparer les premiers pas en affaires avec les premiers pas en amour. Que ce soit pour vendre ou pour séduire, nous devons faire face à nos peurs si on veut progresser!

Le sentiment de rejet

Comme animaux grégaires, les êtres humains survivent et se développent avec les autres. Aristote aurait dit de l’Homme qu’il est un « animal politique ». La peur du rejet est plutôt commune chez toutes les couches sociales. Il se peut fort bien que vous aillez déjà vécu du rejet, de l’isolement ou de l’exclusion.

En se basant sur nos expériences passées, on arrive à des conclusions parfois inexactes par rapport à son propre statut social. Peut-être que vous vous percevez comme un « rejet ». Si c’est le cas, vous devez apprendre à rebâtir votre image de soi afin de vous sortir des pensées erronées qui vous font replonger dans vos traumatismes reliés au rejet. Il en va de votre santé mentale et de la survie de votre entreprise, qu’il s’agisse de vendre des crayons ou de vendre des services financiers!

Par exemple, j’ai le souvenir très amer d’avoir reçu par la poste la lettre de rejet d’un éditeur de roman qui était très négatif pour décrire mon tout premier roman. J’ai encore le souvenir de lire cette lettre et de me dire: « J’ai tout gâché! » Ce n’est que très récemment que j’ai pris conscience que je me positionnais souvent en « rejet » lorsque je me mettais à repenser à cet épisode. J’avais installé dans mon cerveau un logiciel autodestructeur qui me faisait me dire: « Ça ne vaut pas la peine de continuer… »

La carence affective

En amour comme en affaires, on est séduit et on séduit. Telle personne nous semble particulièrement sympathique. Telle autre ne veut rien savoir de nous. L’historique de nos relations et de la manière dont on s’attache ou non aux autres nous permet de situer chez soi des failles psychiques auxquelles il est bon de faire face. Plusieurs psychologues et psychiatres ont étudié la théorie de l’attachement. Je résume grossièrement cette théorie en disant que la relation qu’on entretien avec des figures chaleureuses et affectueuses dans l’enfance teinte tout le reste de notre vie. Si par exemple, vous avez reçu peu de marques d’affection durant la période critique de l’enfance, il se peut que vous aillez un sentiment inexplicable de carence affective. Cela pourrait se traduire par une panoplie de comportements d’évitement. Vous pourriez vous être bâti une carapace de protection. Vous avez peut-être eu des relations amoureuses tendues et compliquées pour rien. Je caricature… L’idée que je veux vous soumettre c’est que la manière dont on a été chouchouté, collé, caressé et regardé a laissé une trace dans notre psyché, une manière dont on regarde et traite les choses et les informations.

Ceci dit, réussir des rencontres d’affaires avec de parfaits inconnus peut être pénible pour une personne qui reconnaît chez elle un manque silencieux au fond d’elle-même.

Des comportements étranges, déviants ou inadaptés socialement peuvent se manifester de manière embarrassante dans des contextes où il faudrait plutôt avoir confiance en soi et se montrer assumé et fonceur.

Trop s’impliquer émotivement

Un autre problème se pose lorsqu’on est passionné par son job: trop s’impliquer émotivement. Le danger de se sentir rejeté n’est rien comparé à la peur générale de rater sa vie. C’est par peur de rater que bien des entrepreneurs agissent de manière impulsive et hystérique face à un changement dans leur secteur d’activité. Ces réactions normales à court terme semblent parfois exagérées lorsqu’elles durent des mois, voir des années. C’est tout le rêve de l’individu qui pourrait mourir. Faire face à un échec d’adaptation au changement peut réellement déstabiliser quelqu’un en profondeur et le ruiner dans le contexte où l’individu est laissé à lui-même.

Les réactions catastrophiques du genre « tout est perdu » ou « j’ai tout raté » sont intrinsèquement liées à la manière dont les individus se perçoivent eux-mêmes dans le contexte de leur environnement. Pour certains, l’échec est un enseignement. Pour d’autres, l’échec est une damnation,

Se regarder aller

Vous vous sentez rejeté? Vous sentez une carence? Vous dramatisez l’échec? Il est grand temps que vous preniez un instant de repos pour retrouver vos sens et mieux calibrer vos réactions. Prenez un congé. Allez marcher en forêt. Consultez un psy. Il est temps aujourd’hui de faire face à vos peurs.

 

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