À défaut de vendre de l’amour…

À défaut de vendre de l’amour, nous sommes résolus à vendre du partage, de la relation, de la confiance et du sentimental, voir du spirituel. Si l’amour pouvait se vendre, son inventeur en serait ultra riche. Mais non. L’amour ne se vend pas, parce que c’est un sentiment profond qui émane de soi vers l’autre et pas le contraire. Forcer l’amour d’un autre sur soi, c’est ou bien un malaise ou bien une forme particulièrement pénible d’oppression.

Pourtant, ne dit-on pas que les clients « aiment » telle ou telle marque, produit ou service? Comment expliquer qu’un consommateur puisse en venir à adorer son iPod par exemple?

Je vous invite à prendre conscience du lien quasi amoureux qu’on peut avoir pour des objets qu’on investit d’une mission particulière. Par exemple:

  • Un parfum devient synonyme de rapprochement amoureux;
  • Un livre devient le compagnon des voyages solitaires;
  • Une décapotable rouge est l’expression de la séduction d’un homme viril;
  • Une chambre à coucher bien décorée est le nid d’amour permettant l’épanouissement sexuel et affectif;
  • Une robe préférée est portée lors des premiers flirts;
  • Un film au cinéma est le prétexte à des baisers dans la noirceur;
  • Un lait frappé partagé à deux est l’occasion de rigoler et de se détendre;
  • Etc.

Même si l’objet vendu n’est pas de l’amour en soi, il permet de venir s’intégrer au contexte amoureux. Il me semble que c’est une position extrêmement lucrative pour une marque que de s’être véritablement placé au cœur de la symbolique amoureuse.

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